Aller au contenu principal
Fermer

Législatives en Nouvelle-Zélande: aucune majorité claire après 50% de votes dépouillés
information fournie par AFP 07/11/2026 à 10:30

Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon (d) salue ses partisans aux côtés de la vice-cheffe du Parti national, Nicola Willis (g), lors du dernier meeting de campagne du parti dans sa circonscription de Botany, à Auckland, le 6 novembre 2026 ( AFP / Ben STRANG )

Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon (d) salue ses partisans aux côtés de la vice-cheffe du Parti national, Nicola Willis (g), lors du dernier meeting de campagne du parti dans sa circonscription de Botany, à Auckland, le 6 novembre 2026 ( AFP / Ben STRANG )

Le dépouillement des législatives se poursuit samedi en Nouvelle-Zélande, n'accordant la majorité à aucun des deux grands partis après 50% des votes dépouillés à l'issue de ce scrutin dominé par les inquiétudes pour le coût de la vie.

Selon les chiffres communiqués par la commission électorale à 21h45 locales (08h45 GMT), les conservateurs du Parti national au pouvoir et l'opposition de centre-gauche incarnée par le Parti travailliste, obtiennent chacun 29,4 % des suffrages.

Quelques milliers de votes seulement les séparent et aucun ne semble en mesure d'avoir assez de sièges pour gouverner seul, selon ces chiffres.

Le Premier ministre sortant, Christopher Luxon, espère que ses promesses de ne pas instaurer de nouveaux impôts aideront sa coalition de droite à se maintenir au pouvoir après trois années de mandat mouvementées, avec deux tentatives infructueuses de son propre parti pour le destituer et une économie en berne.

Le chef de l'opposition et ancien Premier ministre travailliste, Chris Hipkins, cherche à s'imposer comme une alternative.

Des électeurs entrent ans un bureau de vote à son ouverture, le 7 novembre 2026 à Wellington, en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )

Des électeurs entrent ans un bureau de vote à son ouverture, le 7 novembre 2026 à Wellington, en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )

Son parti a proposé un ensemble de mesures pour alléger la pression économique sur les Néo-Zélandais : le prix des produits de première nécessité reste très élevé et le chômage a atteint son plus haut niveau depuis plus d'une décennie.

Les sondages ne désignant pas de vainqueur, l'attention se tourne également vers des mouvements émergents, comme le Parti des Opportunités (TOP), centriste.

"Les prix sont vraiment élevés"

"C'est certainement l'une des élections les plus serrées, et l'une des plus difficiles à prédire de toute ma carrière", commente pour l'AFP David Capie, professeur à l'université Victoria de Wellington.

Le chef du Parti travailliste Chris Hipkins, lors de sa campagne électorale à Paekakariki, sur la côte de Kapiti, le 4 novembre 2026 en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )

Le chef du Parti travailliste Chris Hipkins, lors de sa campagne électorale à Paekakariki, sur la côte de Kapiti, le 4 novembre 2026 en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )

Dans les rues de Wellington, de nombreux Néo-Zélandais ont confié à l'AFP avoir du mal à joindre les deux bouts et réfléchir à deux fois avant de dépenser.

"Les prix sont vraiment élevés", explique Jay Ikaua, conseillère culturelle : "Je dois prendre des décisions réfléchies. Est-ce que j'achète ça ? Est-ce que je ne l'achète pas ?".

Rachel Shardlow, une fonctionnaire de 26 ans, a qualifié cette situation de "choquante". "Je ne fais que payer mon loyer et mes factures, et j'ai du mal à mettre de l'argent de côté et à épargner pour mon avenir", déplore-t-elle.

"Espoir" et "optimisme"

Un dernier sondage publié vendredi plaçait le Parti travailliste légèrement en tête du Parti national, avec 30 % des intentions de vote.

La présidente du Parti des Opportunités (TOP), Qiulae Wong, à Lower Hutt, le 29 octobre 2026 en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )

La présidente du Parti des Opportunités (TOP), Qiulae Wong, à Lower Hutt, le 29 octobre 2026 en Nouvelle-Zélande ( AFP / Marty MELVILLE )

Les sondages attribuent plus de 5 % des voix au Parti des Opportunités (TOP), ce qui lui permettrait d'entrer au Parlement. Il s'agirait d'une première historique en Nouvelle-Zélande, si un petit parti sans lien avec les deux principales formations politiques parvenait à décrocher des sièges, notent des observateurs.

Le parti est dirigé par Qiulae Wong, ancienne consultante chez KPMG et figure émergente de la politique néo-zélandaise, qui s'est engagée à collaborer avec l'un ou l'autre des deux grands partis si elle est élue.

"Je pense que les Néo-Zélandais en ont vraiment assez des insultes entre politiciens, des querelles et des manœuvres politiques visant à marquer des points", a-t-elle déclaré à l'AFP la semaine dernière.

Et d'ajouter : "Ils veulent quelque chose de différent, et ils aspirent vraiment à de l'espoir et à de l'optimisme pour l'avenir."

0 commentaire

Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires